« Il nous faut notre propre plateforme médiatique » : Olya Ianovskaia sur la visibilité des contenus biélorusses en ligne

Olya Ianovskaia, founder of Grunwald Publishing

Note de la rédaction : depuis cette entrevue, Master Zavalnya a paru sous le titre Nobleman Zavalnia, or Belarus in Fantastical Tales, et The Belarusian Cookbook est offert en version reliée.

Cette entrevue a d’abord paru en biélorusse sur Reform.news.

Grunwald Publishing a été fondée au Canada en 2023 dans le but de publier des livres biélorusses en anglais. Le premier livre – une traduction du court roman de Maksim Haretski Two Souls – est paru en septembre 2024. Plusieurs autres œuvres en sont à différentes étapes de préparation, dont la première traduction anglaise de Master Zavalnya de Jan Barszczewski, une réédition de The Belarusian Cookbook d’Ales Bely et un manuel de langue biélorusse destiné aux anglophones.

Nous nous sommes entretenus avec la fondatrice de Grunwald Publishing, Olya Ianovskaia, des particularités de l’édition au Canada, de la quête d’identité dans la vie comme en littérature, et de la visibilité des contenus biélorusses en ligne – une question qui suscite actuellement de nombreux débats. En plus de diriger une petite maison d’édition dans ses temps libres, Olya travaille en marketing numérique et en optimisation pour les moteurs de recherche (SEO), en se spécialisant dans les grandes places de marché bilatérales. Elle a notamment travaillé pour eBay, Shutterstock et Adevinta (propriétaire de kufar.by jusqu’en 2022).

– Vous êtes arrivée au Canada à l’adolescence. Comment avez-vous réussi à conserver un biélorusse aussi fluide, sans aucun accent?

— Nous sommes arrivés ici à la fin des années 1990; j’avais 15 ans. À Minsk, je fréquentais un gymnase de langue biélorusse, et après notre arrivée au Canada, j’ai rapidement découvert la communauté biélorusse de Toronto. Les amitiés que j’ai nouées à cette époque m’ont permis d’éviter une assimilation complète.

Les premières années d’immigration ont été décisives, et les plus difficiles : un nouveau pays, une nouvelle culture, une nouvelle langue. J’étais adolescente, et Skype n’existait pas. Les lettres à mes amis mettaient plus de deux semaines à arriver, et les cartes d’appel internationales coûtaient une fortune. Nous appelions nos grands-parents littéralement deux ou trois minutes par mois. Mais mon grand-père m’écrivait toujours en biélorusse.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à lire davantage de livres biélorusses. Et Uladzimir Karatkievich est devenu l’écrivain qui m’a aidée à redécouvrir la langue.

Aujourd’hui, Internet et les réseaux sociaux facilitent énormément l’accès à l’information – presque tout est à portée de clic. De nombreuses initiatives et de nombreux projets culturels aident non seulement à préserver la langue, mais aussi à la garder vivante. N’importe qui peut accéder rapidement à des livres, à de la musique, à des films et à des balados biélorusses, où qu’il se trouve. Des communautés qui n’existaient autrefois qu’à l’échelle locale peuvent désormais exister virtuellement n’importe où et s’étendre à toute la planète.

– Pourtant, la langue biélorusse souffre d’un problème de visibilité en ligne…

— Ce n’est pas un problème propre au biélorusse. Il existe des obstacles systémiques qui rendent les contenus locaux et de niche plus difficiles à repérer. Cela peut devenir un enjeu grave lorsqu’on les exploite pour diffuser de la propagande, de la désinformation ou dans le cadre d’une guerre de l’information.

Je vous donne un exemple. En mars 2022, j’ai remarqué que lorsqu’on cherchait en russe sur Google de l’information liée à l’Ukraine, presque tous les premiers résultats provenaient de médias russes contrôlés par l’État. C’était tout au début de la guerre, et déjà les premières places de Google pour les requêtes pertinentes étaient entièrement occupées par des contenus de propagande russe.

Cela ne me paraissait pas normal, ni sur le plan moral ni du point de vue technique du SEO. Les médias ukrainiens publiaient beaucoup de contenus en russe, et des sources internationales réputées comme BBC Russia et Deutsche Welle étaient aussi actives. Selon la logique élémentaire du SEO, ces sources auraient dû être bien classées, voire mieux que l’agence russe RIA Novosti, mais ce n’était pas le cas.

J’ai donc écrit un article expliquant pourquoi cela ne devrait pas se produire. Mon objectif était d’attirer l’attention de Google sur le problème. L’article a été publié dans la principale publication spécialisée en marketing numérique, Search Engine Land, sous un titre plutôt provocateur : « Dear Google, It’s Time to Remove Russian Propaganda from Search Results » (Cher Google, il est temps de retirer la propagande russe des résultats de recherche). Le titre, soit dit en passant, a été choisi par la rédaction, pas par moi.

L’article a lancé une discussion dans le milieu du SEO. On a débattu de liberté d’expression, de censure et des limites de l’intervention algorithmique. Quelques figures bien connues du SEO et des concurrents de Google l’ont commenté. Que l’article y soit pour quelque chose ou non, peu de temps après, Google a mis à jour ses Rater Guidelines – les lignes directrices servant à évaluer la qualité des contenus. Des changements ont été apportés à la façon d’évaluer les contenus d’actualité politiques et sensibles. Le paysage des recherches en russe sur Google est devenu plus équilibré.

La propagande russe n’a pas complètement disparu, mais sa domination s’est nettement affaiblie. Les médias indépendants ukrainiens et occidentaux sont devenus plus visibles.

En conséquence, Google a dû faire face à de sérieux problèmes – la Russie a infligé à l’entreprise de lourdes amendes pour avoir diffusé de la « propagande antirusse ». Mais au moins, les personnes qui cherchaient de l’information sur la guerre avaient désormais accès à une plus grande diversité de sources.

Ce cas montre que même de petits changements dans le fonctionnement des moteurs de recherche peuvent avoir des répercussions importantes sur tout l’espace informationnel. Cela dit, les algorithmes ne seront jamais parfaits, et les spécialistes du SEO chercheront toujours à déjouer le système.

Le discours russe dominait malgré la grande quantité de contenus ukrainiens et occidentaux faisant autorité, et ce, dans une situation où les ressources des deux camps étaient relativement équilibrées. Dans ce cas, y a-t-il de l’espoir pour les contenus biélorusses, qui comptent beaucoup moins de créateurs, moins de lecteurs et aucun soutien de l’État?

Il est difficile de faire parvenir de l’information sur le Bélarus à ceux qui n’en savent rien et ne s’y intéressent pas.

— Mais comment faire en sorte que ceux qui cherchent des contenus biélorusses puissent réellement les trouver?

— Quand on parle de ce qui nuit à la visibilité de la langue biélorusse et des contenus biélorusses en ligne, l’un des grands enjeux, ce sont les obstacles algorithmiques : Google et les autres moteurs de recherche peuvent basculer automatiquement vers le russe parce qu’ils favorisent les contenus les plus populaires.

Les paramètres du navigateur jouent aussi un rôle, car Google détecte la configuration linguistique de l’ordinateur de l’utilisateur. Si votre système d’exploitation, votre compte Google et votre navigateur sont réglés en russe, Google vous proposera très probablement des résultats en russe. Ce sont des signaux forts qui proviennent de l’utilisateur lui-même. Dans ce cas, il est important d’ajuster les paramètres de son ordinateur et de son navigateur.

De temps à autre, je vois passer des pétitions demandant à des entreprises d’ajouter la prise en charge du biélorusse. C’est une belle initiative militante, mais comprenons-nous vraiment ce que nous demandons?

Nous demandons à des entreprises d’investir des ressources considérables pour localiser leurs produits dans une autre langue. Or, la localisation est un processus complexe, coûteux et exigeant. Et pour des entreprises dont l’objectif principal est de faire de l’argent, les décisions d’investissement reposent sur le rendement attendu (le RCI, ou rendement du capital investi).

Les entreprises regardent les chiffres de base : y a-t-il suffisamment d’utilisateurs dont le navigateur est réglé en biélorusse? La plupart des outils d’analyse Web permettent d’examiner facilement les paramètres linguistiques des utilisateurs. Si nous naviguons sur Internet en russe, en anglais ou dans une autre langue, nous devenons invisibles en tant que segment d’utilisateurs potentiel et que candidat à la localisation.

Je m’en suis rendu compte en essayant de convaincre mes collègues de PayPal de la nécessité d’une localisation en biélorusse. Le projet n’a suscité aucun intérêt, parce que le nombre d’utilisateurs ne justifiait pas l’investissement.

Un autre facteur important est la concurrence informationnelle. Lorsque des sujets biélorusses entrent dans l’actualité, ils sont souvent abordés d’un point de vue russe. Et les contenus purement biélorusses, et en langue biélorusse, sont relativement rares. Résultat : les algorithmes ne les repèrent pas et les traitent plutôt comme des contenus de niche.

– Comment améliorer la situation?

— En ce qui concerne la visibilité des contenus biélorusses, quelle que soit leur langue, il y a pas mal de travail à faire. Nous devons promouvoir les récits biélorusses dans l’espace anglophone au moyen d’articles, d’analyses et de projets médiatiques, créer davantage de contenus de qualité et interagir activement avec eux. Les mentions J’aime, les partages – tout cela compte énormément. Je crois qu’il nous faut notre propre plateforme médiatique, et en anglais, de surcroît.

La visibilité des contenus biélorusses en ligne n’est pas une question de langue, mais une question de présence. Ce n’est pas à Google de régler ce problème, mais à nous.

Je vous donne un petit exemple. Avant 2020, la Belarusian Canadian Alliance n’avait pas de véritable site Web bilingue, même si l’organisme existait depuis plus de 70 ans. Il n’y avait aucun site que Google pouvait indexer ou que les gens en quête d’information sur les Biélorusses du Canada pouvaient facilement trouver. Pendant les élections et les manifestations qui ont suivi, de nombreux politiciens et médias canadiens ont tenté de trouver de l’information sur nous – mais il n’y avait pas grand-chose. Jusque-là, la communauté était tournée vers elle-même : des Biélorusses pour des Biélorusses. L’organisme ne cherchait pas forcément à représenter les Biélorusses auprès de la population canadienne, comme le font de nombreuses diasporas.

Nous avons donc lancé un véritable site Web bilingue et optimisé. Et soudain, il est devenu beaucoup plus facile de nous trouver. Des représentants des médias ont commencé à nous contacter. Il s’est avéré que les politiciens se souciaient de la façon dont les Canadiens d’origine biélorusse percevaient la situation au Bélarus. Les médias comme les politiciens s’intéressaient à la question biélorusse, mais ils avaient besoin de voix de la communauté bélarusso-canadienne pour les aider à comprendre le contexte.

Olya Ianovskaia

– Si je comprends bien, l’idée de créer Grunwald Publishing est aussi née de ce constat : il fallait accroître notre présence en ligne?

— Oui, exactement. Mais il y avait une autre raison importante. Ma fille est maintenant adolescente. Elle est née au Canada et, que je le veuille ou non, sa langue maternelle est l’anglais. La question s’est donc posée : comment faire en sorte qu’elle se perçoive comme faisant partie de la grande communauté biélorusse? Des milliers d’enfants biélorusses naissent à l’étranger chaque année. Ils grandissent dans des cultures différentes. Comment préservent-ils leur identité? Comment éviter une assimilation complète? Je voulais que les jeunes aient un moyen de conserver leur identité biélorusse, même s’ils ne parlent plus la langue. Je voulais abaisser la barrière, rendre une plus grande part de notre culture et de nos récits accessible en anglais.

J’ai cherché des traductions anglaises des classiques biélorusses que j’avais lus à l’école – pour les faire découvrir à ma fille. Ce que j’ai trouvé m’a beaucoup déçue.

J’ai trouvé une traduction coûteuse de King Stakh’s Wild Hunt.

J’ai trouvé quelques traductions de Vasil Bykau, pour la plupart réalisées à l’époque soviétique, à partir du russe plutôt que directement du biélorusse. Elles étaient offertes en format numérique – à près de 250 $ le PDF – ou dans des librairies d’occasion en ligne.

Il s’agissait de vieux exemplaires provenant de bibliothèques scolaires, en mauvais état.

Je savais exactement ce que je cherchais, et pourtant c’était difficile à trouver. C’était comme si les traductions biélorusses n’existaient tout simplement pas. Et celles qui existaient étaient presque inaccessibles.

Dans le monde du marketing, c’est inacceptable.

C’est là que l’idée m’est venue : les livres biélorusses en traduction anglaise devraient être faciles à trouver et à acheter. Un livre ne devrait pas être imprimé à 200 exemplaires qui finissent par dormir dans le garage de quelqu’un. Il devrait être disponible instantanément en ligne, sur toutes les grandes plateformes, parce que c’est exactement ce à quoi s’attend un acheteur d’aujourd’hui.

C’est ainsi qu’est née l’idée de Grunwald Publishing.

Il m’a fallu un certain temps pour comprendre ce qu’il fallait faire, et pourquoi c’était important.

Mais une fois cette prise de conscience faite, l’aspect technique – immatriculer et mettre sur pied l’entreprise au Canada, régler les questions juridiques et mettre en place les principaux processus – s’est révélé assez simple. Pour l’instant, je me concentre surtout sur le travail de traduction lui-même.

Livres biélorusses en anglais

– Traduisez-vous vous-même, ou faites-vous appel à d’autres traducteurs?

— Je traduis moi-même, et je cherche aussi des traducteurs. Nous sommes en contact avec Jim Dingley, un traducteur britannique qui, avec sa femme Ella, traduit du biélorusse vers l’anglais depuis des années. Nous discutons actuellement de certaines de ses œuvres récentes. Des traducteurs intéressés par l’initiative commencent aussi à se manifester. Je crois que, dès que nous prendrons de l’expansion, d’autres se joindront à nous.

– Pourquoi avoir choisi Two Souls de Maksim Haretski comme premier livre de votre maison? Était-ce une décision pratique ou idéologique?

— C’était le livre que je lisais au moment où l’idée m’est venue. Mais je me suis aussi dit qu’il serait intéressant et pertinent pour les Canadiens, parce qu’il traite de la quête d’identité, de la recherche de soi. Le Canada et les États-Unis sont des nations d’immigrants, alors le thème est très actuel.

– Selon quels critères choisissez-vous les livres de votre maison d’édition? Ou la liste se forme-t-elle spontanément?

— Un peu spontanément. En ce moment, je travaille à la traduction de Master Zavalnya, parce que j’ai toujours adoré cette œuvre. C’est une œuvre d’horreur folklorique gothique, qui pourrait fasciner bien des gens. Je pense qu’elle pourrait plaire aux folkloristes, aux amateurs de vaudou et aux admirateurs de Tim Burton. Jaroslaw Anders l’a même qualifiée de « vaudou européen ». L’imagerie du livre est si saisissante qu’il mériterait, selon moi, une adaptation à l’écran. Mais la première étape, c’est de terminer la traduction. Ensuite, nous verrons.

Je m’intéresse aussi à la publication d’essais – des livres d’ethnographie, d’anthropologie et, bien sûr, davantage de littérature classique biélorusse.

L’un des projets sur lesquels nous travaillons en ce moment est la réédition d’un manuel de langue biélorusse pour les anglophones, un livre publié à l’origine au Canada il y a 51 ans.

– Avez-vous une équipe? Qui travaille actuellement au sein de votre petite maison d’édition?

— Il n’y a pas d’équipe permanente, et pour être honnête, à ce stade, ce n’est peut-être même pas nécessaire, car chaque projet a ses particularités. Il y a quelques personnes avec qui je travaille étroitement, ainsi que des lecteurs alpha – des gens qui lisent les premières versions des traductions et me font part de leurs commentaires. De temps à autre, des traducteurs se manifestent aussi.

Récemment, nous avons lancé un appel ouvert aux illustrateurs pour Master Zavalnya et découvert plusieurs artistes d’un talent remarquable. Nous espérons travailler avec eux à l’avenir.

Pour l’instant, je m’occupe moi-même de la mise en page, mais j’ai quelques graphistes de talent en tête.

Nous travaillons aussi en ce moment à la version audio de Two Souls, produite par ma fille, Viliya. Elle chante et apprend la production musicale, alors elle sait travailler avec les systèmes audio.

– Comment distribuez-vous et faites-vous connaître ces livres? Que faites-vous pour assurer leur visibilité? Comment les lecteurs anglophones intéressés par la littérature biélorusse peuvent-ils les trouver?

— J’essaie de les rendre aussi largement accessibles que possible, en veillant à ce qu’ils soient là où se trouvent les lecteurs. Autrement dit, nous devons être partout. J’apprends et je développe ces processus au fil de la distribution de notre première publication, Two Souls. Mon but est que nos livres soient présents sur les plus grandes plateformes.

À l’heure actuelle, Two Souls est offert chez Amazon, Barnes & Noble, Indigo, Waterstones, Everand, Apple Books et dans bien d’autres endroits.

Il est important pour moi que n’importe quelle librairie puisse facilement commander nos livres par l’intermédiaire d’un distributeur central. L’un de mes principaux objectifs est que nos livres se retrouvent dans les bibliothèques publiques et universitaires, en version imprimée et numérique, afin que lecteurs et auditeurs puissent les emprunter.

Pour les livres audio, le plan est le même : les rendre largement accessibles sur toutes les plateformes possibles.

– La littérature biélorusse fait indéniablement partie de la littérature européenne, mais elle demeure quelque peu mystérieuse et méconnue. Comment en faites-vous la promotion? Sur quoi mettez-vous l’accent : sur le fait qu’elle est peu connue ou sur ses liens avec la littérature européenne dans son ensemble?

— Cela dépend du livre. En suivant les statistiques de Two Souls sur diverses plateformes, j’ai remarqué des classements dans certaines sous-catégories précises. Pendant plusieurs semaines, Two Souls a occupé la quatrième place dans la catégorie « Première Guerre mondiale ». C’était un peu inattendu, mais logique : on peut promouvoir un livre par des catégories et des thèmes connexes. Si nous essayions de vendre nos livres uniquement sous l’angle du Bélarus, nous nous limiterions beaucoup trop.

– Dans quelles catégories classez-vous vos livres pour les bibliothèques et les librairies?

— Je choisis les catégories et les mots-clés en fonction du thème, du style, de la langue, de la géographie, de la culture et d’autres facteurs. Les librairies et les bibliothèques décident ensuite elles-mêmes comment les classer dans leurs systèmes. J’ai aussi ma propre petite librairie en ligne, où j’ai commencé à rassembler des traductions de livres biélorusses.

J’ai créé une page consacrée à ce sujet, intitulée Belarusian Literature in English, conçue précisément pour être trouvée dans les moteurs de recherche.

– Les ventes de votre premier livre vont-elles bien? Quelle est la demande?

— Oui, les ventes se poursuivent. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, puisque Two Souls était notre première publication. Pourtant, les résultats ont déjà dépassé mes attentes, et je crois que le potentiel de croissance demeure important.

Je n’ai pas encore de statistiques complètes sur la présence en bibliothèque – et faire entrer nos livres dans les bibliothèques est l’un de mes principaux objectifs. Mais de temps à autre, j’apprends que Two Souls est arrivé dans une petite bibliothèque publique quelque part aux États-Unis, et cela me rend vraiment heureuse.

– Quels livres pouvons-nous attendre de votre maison d’édition dans un avenir rapproché?

— J’aimerais publier une édition augmentée et reliée de Two Souls, accompagnée de commentaires détaillés ou d’un essai offrant davantage de contexte historique et culturel sur le roman.

La traduction de Master Zavalnya est presque terminée, et nous préparons une magnifique édition illustrée.

D’ici la fin avril, nous comptons publier The Belarusian Cookbook d’Ales Bely.

Nous travaillons aussi à la réédition de Fundamental Belarusian, un manuel de langue biélorusse destiné aux anglophones.

Des discussions sont également en cours avec d’autres auteurs en vue de publications futures.

Les traducteurs, illustrateurs, auteurs et spécialistes de Maksim Haretski peuvent nous joindre par notre site Web grunwald.ca, par les réseaux sociaux ou par courriel à mail@grunwald.ca.